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Projet PartiSCiP
Sciences participatives : nouvelles perspectives épistémologiques sur l’objectivité scientifique

La question de la nature et des sources de l’objectivité scientifique est une question d’autant plus centrale que ses enjeux dépassent aujourd’hui très largement la sphère académique, l’objectivité étant considérée comme le fondement de l’autorité de la science dans nos sociétés, et donc de la confiance que lui accorde le public. A l’heure où nombre de décisions politiques mobilisent des éléments d’expertise scientifique, les interrogations sur la nature, mais aussi les limites de l’objectivité, sont devenues saillantes dans les débats publics. En parallèle, la philosophie des sciences contemporaine s’emploie activement à développer d’autres conceptions de l’objectivité, qui n’en feraient plus un « point de vue de nulle part », mais au contraire le résultat du dialogue entre des perspectives scientifiques diverses. Cette pluralité n’est alors plus pensée comme une menace : faire droit à l’existence d’une variété de points de vue est bien plutôt la condition d’une objectivité bien comprise.

Cette position épistémologique entre en forte résonance avec les appels actuels à une plus grande implication des citoyens dans les processus même de production de connaissance et d’expertise scientifique. Le thème des « sciences participatives » est une manifestation particulièrement marquante de ce mouvement. La question se pose donc de savoir si une telle ouverture est susceptible, dans certains domaines et sous certaines conditions, d’améliorer l’objectivité de la recherche scientifique ? Plus précisément, quelles formes l’implication de citoyens doit-elle prendre pour optimiser les conditions épistémologiques garantes de l’objectivité scientifique ?

Le projet « PartSciP », qui fait suite au projet « Democrasci » (https://www.democrasci.com/), interroge ainsi la participation citoyenne au développement scientifique et technique dans une perspective épistémologique.

Stéphanie Ruphy

Stéphanie Ruphy

Coordinatrice du projet, Professeur de Philosophie des Sciences

Stéphanie a obtenu un doctorat en astrophysique (Université Paris VI) et un PhD en philosophie (Université Columbia). Ses thèmes de recherche incluent le débat sur l’unité/la pluralité des sciences, la métaphysique des sciences, les modèles et les simulations, et les valeurs en science. Elle a récemment publié Scientific Pluralism Reconsidered (Pittsburg University Press). Pour plus d’informations, visitez son site web personnel :
http://stephanieruphy.com

Baptiste Bedessem

Baptiste Bedessem

Chercheur Post-doctorant

Baptiste a obtenu un doctorat en biologie (Université Grenoble Alpes) et un PhD en philosophie (Université Grenoble Alpes/Université du Québec à Montréal). Ses recherches portent principalement sur les différentes formes de participation citoyenne à la production des connaissances scientifiques, dans une perspective épistémologique.

https://baptistebedessem.wordpress.com